Le certificat européen de sécurité aéroportuaire a été délivré à l’aéroport d’Aurillac-Tronquières, lundi 18 décembre. Un gage de pérennité pour son fonctionnement et la ligne aérienne.

La sécurité de l’aviation est un domaine en constante évolution et pour lequel il est attendu un niveau irréprochable. L’Union Européenne s’est ainsi penchée sur la certification des aéroports afin d’assurer un haut niveau de sécurité sur les infrastructures européennes.

Après l’obtention en octobre 2013 d’un certificat national de sécurité, la CABA a œuvré entre 2014 et 2017 pour que la plate-forme aéroportuaire d’Aurillac-Tronquières obtienne la certification européenne, gage de pérennité pour son fonctionnement et en particulier pour la ligne aérienne Aurillac-Paris. Lundi 18 décembre, le Directeur de la Sécurité de l'Aviation Civile Centre-Est, Michel Hupays, a remis au Président de la CABA Michel Roussy le certificat européen de sécurité aéroportuaire de l’aéroport d’Aurillac-Tronquières, "garant d'un niveau de sécurité toujours tiré vers le haut grâce à une analyse constante et une amélioration continue des équipements et des procédures", a souligné Michel Hupays.

Aurillac-Tronquières : certifications nationale puis européenne

Doté d’une piste de 1 700 m et accueillant plus de 30 000 passagers par an, l’aéroport d’Aurillac devait être certifié (règlement 139-2014 de l'AESA). Pour ces certifications, la CABA a fait le choix de ne pas solliciter de cabinet conseil spécialisé et de travailler sur ces dossiers en régie.

La certification nationale, un préalable nécessaire

L’obtention de la certification nationale de sécurité, en octobre 2013, a déjà représenté un tournant dans l’organisation de la plate-forme. Elle a concerné l’ensemble de l’organisation de l’exploitant, de la gestion des infrastructures aux procédures opérationnelles. D’importants travaux de mise en conformité des installations ont été nécessaires, ainsi que la formalisation dans une documentation précise de l’ensemble des procédures et des méthodes de travail des agents.

La certification européenne, une nouvelle approche du rôle de l’exploitant

Dès 2014, la CABA s'est penchée sur la certification européenne. Il lui a fallu décortiquer les 600 pages de réglementation (écrite en anglais !), élaborer une proposition de base de certification, identifier les écarts aux exigences et les moyens de les résoudre, rédiger un nouveau manuel d’aéroport, de nouvelles procédures, renforcer les liens avec les tiers présents sur la plate-forme pour coordonner les systèmes de gestion de la sécurité... Si la plupart des règles européennes sont compatibles avec la réglementation nationale française, plusieurs exigences nouvelles ont nécessité des mises en conformité.

Quelles conséquences pratiques pour l’aéroport ?

De 2015 à 2017, de nombreux travaux ont été réalisés sur la plate-forme aéroportuaire :

  • remplacement du télémètre laser
  • mise en place de la procédure GNSS
  • travaux de clôture
  • création d'un local à bagages
  • installation d'appareils de chauffage et de climatisation
  • acquisitions d’un camion de déneigement, d'un groupe de démarrage, d'une dégivreuse pour l'avion, de détecteurs de traces d’explosifs et d'explosifs liquides
  • remise à niveau des tampons
  • extension du parking véhicules

La certification européenne impacte également l’organisation opérationnelle de l’aéroport, avec par exemple :

  • un nouveau rôle de l’exploitant qui doit s’assurer de manière continue de sa conformité et s’engage formellement sur cette conformité
  • une gestion des changements plus formalisée, les changements (organisation, travaux...) devant être notifiés à l’approbation de l’autorité de surveillance
  • des nouveautés pour la gestion de la formation
  • des nouveautés en matière de gestion du péril animalier (l’exploitant doit surveiller les abords de l’aérodrome et évaluer l’impact en matière faunistique jusqu’à 13 km aux alentours)

Des investissements nécessaires au développement du territoire

Les partenaires financiers de l'aéroport et de la ligne aérienne présents, Etat, Département, Interconsulaire, ont unanimement salué le travail des personnels de la CABA, sans lequel cette certification n'aurait pas été obtenue. Or, la desserte de notre territoire via cette ligne est vitale pour le développement de nos entreprises et la limitation de notre désenclavement."Notre situation géographique est telle que nous n'avons pas de repli, ni par la route, ni par le train, a déploré Michel Roussy, Président de la CABA. C'est pourquoi nous portons de lourds investissements sur cet équipement. Et l'excellent taux de remplissage des vols témoigne de la nécessité du maintien de cette ligne aérienne." D'où la mobilisation de tous les élus et partenaires pour obtenir un meilleur fonctionnement (cf. encadré ci-contre ou ci-dessous).

L’obtention de ce certificat ne représente que le commencement d’une démarche d’amélioration continue de la sécurité sur la zone aéroportuaire Aurillac-Tronquières.

Voir toutes les actualités

Vous pourriez aussi être intéressé par...