La mise en service industrielle de l’incinérateur de boues à la station d’épuration de Souleyrie a permis la création d'un réseau de chaleur entre Souleyrie et la Ponétie.

La mise en service industrielle de l’incinérateur de boues à la station d’épuration de Souleyrie a permis à la CABA de décider concomitamment la création d’un réseau de chaleur entre Souleyrie et la Ponétie afin de répondre à une partie des besoins énergétiques du Centre Aquatique.

De l'incinérateur de boue... au réseau de Chaleur !

reseau chaleur

Mis en place dans le cadre de la compétence Assainissement de la CABA, l‘incinérateur de boue de la station d'épuration de Souleyrie (Aurillac) permet d'éliminer les boues produites lors du traitement des eaux usées dans le cadre d’une filière réglementaire. En effet, 3 500 à 4 000 tonnes de boue sont produites chaque année par les différentes stations d’épuration du territoire communautaire lors du traitement des eaux usées du bassin d’Aurillac. L’incinérateur de boues traite environ 1,35 tonnes de boues brutes par heure. Pour traiter l’ensemble des boues produites sur notre territoire, il fonctionne 48 semaines par an, 3 à 4 jours par semaine, 24 h sur 24 h.

Comment cela fonctionne ?

Après centrifugation (c’est-à-dire déshydratation partielle) et stockage dans un silo tampon, les boues produites sont introduites dans le four de l'incinérateur et brûlées à 850°C. Cette combustion produit des fumées d’une température comprise entre 850°C et 900°C qui sont ensuite refroidies. Au niveau de ce dispositif de refroidissement des fumées, un échangeur de chaleur air/eau a été mis en place. Les fumées désormais d’une température de 150 à 200°C chauffent l’eau à une température de 70°C et 90°C.
Cette chaleur est ensuite transmise dans le réseau de chaleur via un liquide caloriporteur (« porteur de chaleur ») qui circule entre Souleyrie et la Ponétie dans des tubes en acier soudé calorifugés, c’est-à-dire conçus pour conserver la chaleur.
Arrivé au Centre aquatique, un deuxième échangeur récupère la chaleur du liquide et la répercute vers le réseau de distribution de l’équipement. Le dispositif permet ainsi le chauffage de l’eau des bassins, des planchers chauffants et de la centrale de traitement d’air. Les deux équipements étant distants d’un peu plus d’un kilomètre, la perte de chaleur ne s'élève qu'à 1°C.

33% à 77% des besoins en énergie couverts

Gérée par la CABA en régie directe, l’installation est pilotée automatiquement et, depuis le Centre Aquatique, un système de supervision permet de vérifier en permanence la température, détecter le moindre problème et veiller au bon fonctionnement du réseau.

Les bilans fonctionnement permettent d’établir quelques constats :
- sur certaines journées de la période très froide, l'énergie récupérée avoisine les 10 000 Kwh/jour, ce qui correspond à un coût énergétique d'environ 500 €/j ;
- sur des journées printaniere à température modéré, l’énergie fournie couvre jusqu’à 100% des besoins, car cela concorde avec les périodes où les besoins en chauffage sont moins importants. Durant ces périodes de beau temps, le réseau permet d'assurer le chauffage des bassins intérieurs avant l'été ;
- pendant la période estivale en juillet/août, le réseau permet de chauffer l'ensemble des bassins intérieur et extérieur.

Ainsi les besoins du Centre aquatique sont couverts à 33% en hiver et à 77% en été. Les économies ainsi réalisées permettent d’une part de mieux amortir les augmentations du prix du gaz au niveau des charges du Centre Aquatique. D’autre part, cette vente d’énergie est source de recettes pour le Budget annexe de l’Assainissement.

Sur le plan économique, les travaux d'un coût de 600 000 € HT seront amortis en environ 6 ans. Ce projet est en adéquation avec les actions de développement durable mises en œuvre par la Collectivité.