Construction d'un nouveau réseau de transfert, extension et mise aux normes de la station d'épuration, réaménagement du site... : la restructuration de Souleyrie entre dans sa phase opérationnelle.

Implantée sur la commune d’Arpajon-sur-Cère, la station d'épuration de Souleyrie assure aujourd'hui le traitement des eaux usées jusqu’à 12 000 m3/jour soit quelque 40 000 équivalents Habitants (EH). Elle est la plus importante du département et représente à elle seule plus du double de la capacité de traitement de l'ensemble des autres stations de la CABA. Construite en 1979 puis étendue en 2000, elle va faire l'objet d'une importante opération de mise aux normes. L’ancienneté des ouvrages situés au cœur du process (bassin d’aération et clarificateur notamment), la nécessité d’augmenter sa capacité de traitement pour répondre aux charges et son insuffisance à traiter de fortes périodes de pluie, ont motivé ces travaux d'envergure qui répondent aussi aux contraintes réglementaires.
« L’extension et la mise aux normes de la station d’épuration et de son réseau de transfert permettront ainsi de traiter l’ensemble des effluents collectés par le réseau d’assainissement par temps sec mais aussi par temps de pluie, jusqu'à une capacité de 56 000 EH et 30 000 m3/j », explique Alain Bruneau, Vice-président de la CABA en charge du Grand Cycle de l'eau.

Deux filières de traitement

Pour ce faire, la nouvelle installation comprendra deux filières de traitement qui fonctionneront en parallèle. Un second bassin d'aération (2) va être créé, en plus du bassin actuel (1). Le clarificateur existant va être démoli et remplacé par un bassin d'orage (3) de 10 000 m3. 2 clarificateurs neufs (4) seront construits à proximité, soit un bassin d'aération et un clarificateur par filière.

Les performances accrues du traitement de l'eau seront également atteintes grâces à l'ajout d'un traitement primaire (5) en amont des filières, puis d'un traitement tertiaire (6) avant le rejet au milieu naturel.

Optimiser les gains énergiques

Les préoccupations d’optimisation énergétiques seront également au cœur du projet. En effet, afin de valoriser les boues d'épuration, un digesteur (méthaniseur) va être installé (7). Celui-ci va transformer les boues en digestats qui seront brûlés via l'incinérateur déjà présent sur le site. Le Biogaz subira, lui, une étape d'épuration (8) puis  d'odorisation (9) avant son injection dans le réseau GRDF (10).

Le but de cette réhabilitation est d'accroître la fiabilité et les performances de traitement et ainsi préserver le milieu naturel avec pour objectif l’atteinte du bon état écologique des cours d’eau. Par la mise en place de nouveaux process et de nouveaux outils de gestion, l'opération permettra en outre de faciliter la gestion de cet équipement assurée en régie directe par les services de la CABA.

Renforcement du réseau de transfert

Parallèlement à la restructuration de la station d'épuration, sera conduit un renforcement du réseau de transfert. Ce chantier prend la suite de l'opération de réhabilitation de l'ovoïde des avenues  Pupilles et Volontaires qui était la première phase de cette mise aux normes. Il comprendra le recalibrage des antennes « Aurillac », depuis le carrefour de l'avenue des Volontaires et du boulevard de Verdun jusqu’à la station d’épuration, et « Arpajon », depuis l’ouvrage existant situé sur la RD920 (face au Camping) jusqu’à la station.

Ces travaux permettront, d'une part, de supprimer des infiltrations d’eaux claires parasites dans les canalisations de ces secteurs. D'autre part, grâce à l'augmentation des diamètres, il sera possible de collecter et transférer jusqu’à l’entrée de Souleyrie des débits d'eau importants par temps de pluie et donc de supprimer des rejets directs au milieu naturel lors des événements pluvieux.

Le projet d'un montant estimé à 26,7 M€, financé à 60% par l'agence de l'eau Adour Garonne, est entré dans sa phase opérationnelle avec le lancement de la procédure d’appel public à la concurrence des marchés de travaux. L'année 2019 sera consacrée à l'analyse des offres, aux études préparatoires et au phasage des travaux qui devraient débuter début 2020.