Face à la crise sanitaire et économique, la CABA poursuit sa mobilisation : engagement avec le Fonds « Région Unie », plan de relance avec ses Communes, investissement soutenu.

« Dans la situation particulière de crise sanitaire et économique, la CABA a fait le choix d’adhérer dès le mois de juin au Fonds « Région Unie » permettant aux acteurs économiques particulièrement fragilisés de bénéficier de subventions ou d’avances remboursables », rappelle Pierre Mathonier, Président de la CABA. Conformément aux possibilités offertes aux EPCI, la CABA a ainsi mobilisé une première enveloppe de 213 000 € calculée sur la base de 4 €/habitant pour le financement des deux actions :
- « aide n°1 » : subvention en direction des acteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration ;
- « aide n°2 » : avance remboursable en direction des microentreprises (moins de 10 salariés) et associations.
Début décembre 2020, sur le territoire de la CABA, 149 563 € avaient été attribués :
- sur l’aide n°1 (50% CABA et 50% Région), 79 563 € attribués, soit 37 % de l’enveloppe consommés pour 22 dossiers (3 616 €/dossier en moyenne) ;
- sur l’aide n°2 (33% CABA, 33% Région, 33% BdT), 70 000 € attribués, soit 22 % l’enveloppe consommés pour 8 dossiers (8 750 €/dossier en moyenne).

Au regard du niveau de consommation du Fonds « Région Unie » ainsi que du contexte de reprise de la pandémie et des conséquences des mesures de reconfinement, les modalités en ont été adaptées par la Commission permanente du Conseil régional. « Ces évolutions vont permettre de prolonger la durée de vie du Fonds jusqu’au 30 juin 2021, et d’appliquer des critères plus souples sur l’aide n°2 pour favoriser une meilleure utilisation des crédits », précise le Président (cf. ci-dessous ou ci-contre).

220 000 € pour soutenir l’activité locale

« Le 2e étage de la fusée, c’est la mise en place d’un plan de relance à l’échelle du Bassin d’Aurillac », poursuit-il. Via ce fonds de soutien, adopté par le Conseil communautaire du 10 décembre, la CABA participe à parité avec chaque Commune au financement d’actions qui peuvent prendre la forme de colis, repas, chèques-cadeaux… L’aide attribuée à la Commune (ou à son CCAS) correspondra à une prise en charge de 50 % des factures acquittées, plafonnée à 2 € par habitant de la Commune.

« Ce fonds de 110 000 €, doublé par l’intervention des Communes, apporte un effet de levier de 220 000 € pour le financement d’actions en faveur des commerces locaux et des populations fragilisées par la crise », explique Pierre Mathonier. Arpajon-sur-Cère, Aurillac, Naucelles, St-Paul-des-Landes, St-Simon, Sansac-de-Marmiesse, Vezels-Roussy, Ytrac… : les communes conduisent les actions de leur choix, en prise avec les besoins locaux (cf. exemples ci-dessous ou ci-contre). « Le plan de relance intercommunal va permettre à nos Communes d’augmenter ou d’élargir les dispositifs mis en place, et c’est un outil pour soutenir l’activité sur notre territoire. »

Lors du deuxième confinement, la CABA et ses Communes ont également mobilisé et mis à disposition leurs moyens de communication (numériques notamment) pour accompagner et relayer les informations et initiatives des commerces (drive, livraisons, plats à emporter…), et faciliter la mise en relation avec les clients.

« Permettre aux entreprises de poursuivre leur activité »

Enfin, malgré l’impact des crises sanitaire et économique sur ses recettes, « la Communauté d’Agglomération a œuvré pour que les chantiers et opérations programmés puissent être réalisés, permettant aux entreprises de poursuivre leur activité », relève le Président. Les exemples les plus emblématiques en sont le Pôle d’échange intermodal ou la restructuration de la station d’épuration de Souleyrie qui vont représenter à eux seuls 21 M€ d’investissements exceptionnels en 2021.

Ils s’ajoutent aux 30 M€ d’investissement et achats annuels de la Collectivité, et aux actions menées dans le domaine du Développement économique : immobilier et foncier d’entreprises, accompagnement de la dynamique entrepreneuriale, financement des opérations et outils de désenclavement (dont la gestion de l’aéroport et le soutien à la liaison aérienne Aurillac-Paris)…

« Nous sommes également en train d’élaborer un nouveau dispositif d’aides à l’immobilier d’entreprise pour accompagner la réalisation de projets industriels d’envergure, innovants et créateurs d’emploi », ajoute Pierre Mathonier. Comme sur le projet actuellement conduit par l’entreprise Europe Service, ce dispositif peut également permettre d’optimiser les cofinancements de la Région. Sa mise en œuvre sera proposée au Conseil communautaire en 2021.

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