Les aéroports d’Agen, Aurillac, Brive, Castres et Tarbes-Lourdes ont initié une action conjointe pour dénoncer la dégradation des liaisons vers Paris et obtenir de Hop! des réponses et des actes.

« Mettre le groupe Hop! Air France face à ses responsabilités et exiger de lui qu’il s’engage à retrouver au plus tôt une qualité de service acceptable et conforme aux exigences minimales d’une délégation de service public » : telle était la volonté des exploitants de 5 aéroports du Sud-Ouest en sollicitant l’organisation d’une rencontre auprès des Ministres de la Cohésion des Territoires et des Transports. Le 5 juillet au soir, ce rendez-vous a réuni autour de Jacques Mézard et d’un conseiller technique de la Ministre Elisabeth Borne les dirigeants de Hop! Air France et les représentants des aéroports et des collectivités d’Agen, Aurillac, Brive - Vallée de la Dordogne, Castres-Mazamet et Tarbes-Lourdes.

Pour la ville-préfecture du Cantal étaient présents Michel Roussy, Président de la CABA, Vincent Descœur, Député représentant le Président du Conseil départemental, et Josiane Costes, Sénatrice. « Les problèmes de régularité et d’annulation que nous subissons sur la ligne Aurillac-Paris et qui ont atteint des proportions insupportables ces derniers mois, touchent également les autres lignes d’aménagement du territoire du grand Sud-Ouest. Nous nous sommes réunis dans une démarche commune pour peser plus fortement face à Hop! Air France et tenter d’obtenir enfin des avancées. »

« Une situation devenue inadmissible »

Dans un courrier commun adressé aux Ministres, les exploitants d’aéroport avaient souligné que le fonctionnement des liaisons aériennes vers Paris s’est progressivement dégradé au cours de l’année 2017, « jusqu’à devenir aujourd'hui totalement inadmissible (...). Avec un taux d'annulation qui dépasse en moyenne les 10% et qui sur certaines périodes peut atteindre jusqu’à 30%, nos territoires, leurs tissus économiques et leurs capacités touristiques sont clairement mis en danger et il n’est pas de jour sans que nous soyons interpellés par nos acteurs locaux à propos des conséquences engendrées par ces manquements qui ne doivent rien à la fatalité. Le discours porté par les dirigeants de HOP! depuis plus d'un an ne peut plus être entendu car il est clair, aujourd’hui, qu’aucune des promesses d’amélioration qui ont été faites ne s’est concrétisée ».

Les dirigeants des structures exploitantes et élus présents ont ainsi mis en cause le sérieux de l’entreprise qui, dans le même temps, annonce régulièrement l’ouverture de nouvelles lignes, et dénoncé le non respect de ses obligations de service public. Lors de la rencontre, Richard Malka, PDG de Hop!, et ses collaborateurs ont présenté les causes de dysfonctionnements liés à des questions d’organisation, de personnel et de maintenance. La forte dégradation du mois de juin serait notamment due à 2 avions manquants. Au titre des améliorations qu’ils entendent mettre en œuvre, ils ont annoncé la réorganisation de la logistique et un changement de la flotte prévue fin 2018 - début 2019.

Les partenaires ont convenu de rester attentifs au fonctionnement de ces lignes et de continuer à coordonner leurs actions. L’enjeu commun à tous est bien de retrouver le niveau de service attendu et de pouvoir maintenir ces liaisons aériennes, indispensables à la dynamique économique et à la vie des nos territoires ruraux.

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