mercredi 08 février 2012 - 07:55:25
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Mardi 31 mars, le petit Kikito alias Franck Dubosc a fait rire aux larmes le public du Prisme. En début d?après-midi à son hôtel, il a répondu à nos questions, en toute simplicité.
«Quand j’étais petit, j’étais moche et banal. J’étais vraiment un enfant ordinaire. Puis un jour, la perfection s’en est mêlé.» On reconnaît bien là le style mégalo que s’est forgé, au fil de ses skteches, l’humoriste Franck Dubosc. De sa naissance à son arrivée à la Capitale, le spectacle «Il était une fois... Franck Dubosc» retrace le parcours du petit Kikito, surnom que lui donnait affectueusement sa maman Janine.
Kikito, à 6 ans et demi, il joue au cow-boy dans sa chambre ; à 14 ans, il connaît son premier flirt malgré l’acné et l’herpès ; à 17 ans, place à sa première relation sexuelle avec Simone, une Anglaise ; puis arrivent ses 18 ans et ses premières vacances à Mykonos, son arrivée à Paris et sa vie de couple... Mais «tout cela, c’était avant le drame !» Les habitués des spectacles de Franck Dubosc le savent : lorsque les lumières s’atténuent, attention au fou rire !
Au coeur d’un décor hollywoodien où effets sonores, jeux de lumière et boule à facettes se côtoient, les 1 700 personnes venues l’applaudir se régalent et vont jusqu’à rire aux larmes ! Le public est conquis : c’est sûr, les murs du Prisme seront imprégnés à jamais de son passage. Prouesse réussie !
Professionnel jusqu’aux bouts des ongles, tiré à quatres épingles, l’humoriste, artiste, comédien, danseur en a mis plein la vue à une salle en délire. Sa diction parfaite, son débit rapide, ses mimiques si fidèles à la réalité de la situation ont fait de cet ancien professeur d’expression orale (et oui!) un véritable showman. Comme à son habitude, Franck Dubosc a joué avec son public, toujours complice de leur idôle ! Pour ce spectacle, il le leur avait promis, il ne mentira pas.. Aussi, lorsqu’il souhaite faire une remarque désobligeante, il ne se prive pas, Vanessa l’a bien compris... Mais il le fait toujours avec tendresse car son public, c’est sa plus grande passion, sa motivation, celui pour qui il travaille encore et encore.
A la fin du spectacle Franck Dubosc s’est prêté au jeu d’une séance de dédicaces : un autographe, un sourire, une photo... pour toi, Public !
En début d’après-midi à son hôtel, Franck Dubosc a répondu à nos questions, en toute simplicité. Interview.
Oui... Ce spectacle, je l’ai en tête depuis longtemps, depuis le décès de mon père en fait, en 2002. Il est parti avec l’idée que je reniais mes origines, mon enfance et que je n’étais pas fier de mes racines. J’avais besoin de me prouver le contraire car je me manquais, je m’étais un peu perdu et je voulais le lui dire en spectacle... Car si mon père pensait cela, c’est qu’inconsciemment ça devait être le cas. Mais comme c’est un spectacle comique, j’ai attendu d’avoir le recul necessaire avant de le jouer.
Une grande partie est vrai ! La veste avec laquelle j’arrive à Paris est vraie ainsi que ma valise. Après j’améliore souvent la réalité car elle est quelque-fois plus vulgaire que le spectacle. Puis, j’adapte certains passages notamment lorsque je raconte ma première relation sexuelle avec Simone. En vrai, c’était avec une Belge mais je ne voulais pas que le public crois que c’était pour faire de l’humour déplacé. Pour ce spectacle, j’ai choisi des anecdotes où tout le monde peut se reconnaître, je raconte le quotidien.
Non... Il faut être honnête : je ne suis plus quelqu’un d’ordinaire et je le dis dans mon spectacle. Mes moindres gestes font la couverture de magazines people. J’ai eu la chance de connaître des choses ordinaires et extra-ordinaires. Je ne changerai rien à mon parcours et Moi petit, je n’envierais pas ce que je suis aujourd’hui, parce que j’ai eu une enfance parfaite, simple et épanoui. Et, comme tout le monde, j’ai connu des galères. Etre artiste, c’est assez difficile. J’ai parfois dû me serrer la ceinture. Il faut beaucoup, beaucoup de travail. Il faut également faire les bonnes rencontres. Certains disent qu’il faut de la chance, moi je pense qu’il faut la provoquer.
Je ne fais qu’un film ou un film et demi par an alors je choisis pas un rôle pour jouer un rôle. Je cherche à connaître le pourquoi du film, le fond... Je veux promouvoir un film dont je suis fier ! Puis je m’intéresse aussi à l’enveloppe du film, aux autres acteurs. Pour «Incognito»*, j’ai trouvé intéressant de partager l’affiche avec Bénabar. De plus, je ne choisis pas des films trop éloignés de ce que je peux faire. Je ne cherche pas à jouer des rôles dramatiques pour avoir «la carte», comme on dit. Je n’ai pas besoin de cette reconnaissance pour l’instant. J’aime faire un film par plaisir, pour rire !
Le scénario est terminé. Il y aura plus de suspens que dans le précédent. Les personnages évoluent, sans non plus trop s’éloigner de ce qu’ils sont ! L’histoire tournera autour d’un nouveau venu, joué par Richard Anconina, qui est tombé sur le Camping des Flots bleus en cherchant sur internet « calme, tranquillité et sérénité ». Malheureusement pour lui, dans le camping son portable ne passe pas... Sauf sous la tente de Patrick Chirac...
* en salle dès le 29 avril.
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