mercredi 08 février 2012 - 07:14:04
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Chaleureux, sincère, fort en émotion sont les maîtres mots qui ont marqué le spectacle de Patrick Bruel, vendredi 27 mars au Prisme. Nous avons rencontré l?artiste à la fin du concert : confidences
Seul... ou presque, Patrick Bruel a fait une escale au Prisme d’Aurillac vendredi 27 mars. Accompagné uniquement d’une guitare ou d’un piano, l’artiste a fait chanter à l’unisson les 2 300 personnes venues vivre avec lui un moment unique. Des incontournables tels que «Place des Grands Hommes», «Alors regarde» où «J’en ai marre de cette nana-là», aux chansons nouvelles qui figureront sur son prochain album, en passant par des mots plus engagés, Patrick Bruel s’est livré à son public en toute intimité. Au fil des textes, il a partagé son parcours, ses joies, ses doutes, ses coups de gueule... Le tout soupoudré de croustillantes annecdotes.
Un profond respect
Dès les premiers accords, une qualité d’écoute et un profond respect ont envahi la salle. Moment riche en émotion sur les chansons «Adieu», ou la reprise de «Vienne» de son idole Barbara ; moment chaleureux avec «Lâche-toi» ou «Au café des délices» ; surprise enfin lorsque Patrick a marié sa voix avec celle de Romy (Monsieur «Ou presque»), seul complice musicien de cette tournée accoustique. Pendant près de deux heures, la magie «Bruel» s’est donc emparée du Prisme ! La salle s’est même transformée en Bal Populaire lors des «Amants de Saint-Jean». Clin d’oeil à la région, Patrick Bruel a également fait virevolter la foule en reprenant «Les Fiancés d’Auvergne», chanson qu’il adore mais dont il avait un peu oublié les paroles... Confus, il l’a promis, pour la prochaine fois, il les apprendra par coeur !
Simple, généreux et disponible, l’artiste nous a accueilli à la fin de son concert : confidences.
J’ai la chance d’avoir une complicité très forte avec le public. C’est la résultante de 20 ans de parcours. Nous avons appris à nous connaître et à nous apprivoiser. Nous avons tissé une relation de confiance. Je crois que le public m’a compris tout de suite car je me donne beaucoup à eux.
Il est né l’été dernier à Las Vegas. Je venais de décliner une proposition de film pour l’automne... J’ai appelé mon agent et je lui est lancé l’idée un peu en l’air de partir sur les routes avec ma guitare. Elle m’a pris au mot ; le lendemain, 37 dates étaient déjà réservées. J’étais bien obligé d’assurer mais je n’en menais pas large. Puis je me suis dis : qu’est-ce qui peut bien m’arriver ? J’ai vite compris que les gens prenaient ce spectacle comme un cadeau. Depuis, c’est un pur bonheur.
Je suis seul avec ma guitare donc je me sens libre, de changer l’ordre des chansons, d’échanger avec le public. Bien sûr, le spectacle est construit pour que très vite le public se sente en confiance. On alterne des chansons nouvelles ou moins médiatisées avec les plus connues. Je commence par «Voulez-vous» que le public connaît moins. Un silence s’impose. Puis je reprend «Qui a le droit» qui rassure tout de suite sur la présence des anciennes chansons. Certaines personnes viennent parfois pour un seul titre, donc, pour ne pas être embété, je chante tous mes succès ! (rires)
Oui, parce que je pense qu’une chanson prend sa véritable identité et arrive à maturité sur scène. Jacques Brel, Yves Montant, Léo Ferré ou encore Barbara enregistraient toujours leurs chansons après les avoir présentées au public. Avec ce spectacle, je suis dans cette démarche.
Très réussi ! Chaque spectacle est unique. Au Prisme, il a eu des émotions et une intensité particulière, différentes d’hier soir et d’avant-hier soir.
C’est pas évident mais il le faut bien... Puis, je suis papa. Alors, quoi qu’il arrive, mes enfants sont ma priorité ! Je crois que la clé, c’est cela : ne pas perdre de vue les choses importantes. Pour le tournage de mon dernier film, j’ai eu la chance de suivre un cancérologue. On ne sort pas indemne de ce genre d’expérience.
Oui, pourquoi pas ? Par contre, écrire un livre ou réaliser une comédie musicale sont des projets qui prennent énormément de temps. Je pense qu’il faut avoir un désir urgent de le faire pour s’y consacrer pleinement. Je produits de jeunes artistes, alors oui... une comédie musicale serait un bon moyen de leur donner un coup de projecteur. Pourquoi pas... un jour !
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