lundi 21 mai 2012 - 15:04:58
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Lors de son passage au Prisme, Bénabar a accepté de nous recevoir. Rencontre avec un chanteur décidemment très fréquentable !
Vendredi 6 novembre, à l’occasion du concert de Bénabar au Prisme, le journal « La Montagne », a organisé un « Face aux lecteurs » ou plutôt lectrices !) avec l’artiste. Echanges avec ces demoiselles, journalistes d’un soir. Puis portrait croisé avec Eric Toulis, sa première partie. Rencontre !
Chemise à carreaux, jean brut... C’est tout « simplement » que Bénabar, de son vrai nom Bruno Nicolini, est venu à la rencontre des 8 lectrices du quotidien « La Montagne », vendredi 6 novembre en fin d’après-midi, quelques heures à peine avant son entrée sur la scène du Prisme. Un peu intimidé, les filles ne soufflent mot... Alors, pour détendre l’atmosphère, Bénabar lance un « vous voulez boire quelque chose ? ».C’est donc rafraîchissement en main qu’elles ont, tour à tour, posé leurs questions. 45 minutes de discussion dans une ambiance des plus sympathiques : un véritable moment de bonheur pour chacune d’elle. Puis vint le moment d’un portrait croisé entre Bénabar et Eric Toulis, un ami de toujours à qui Bruno offre sa première partie. Complices jusqu’au bout des ongles, les deux hommes se sont livrés sans retenue, racontant anecdotes et souvenirs de jeunesse. « A l’époque, il démarrait, explique Eric Toulis. Moi, je faisais parti du groupe « les Escrocs » ; j’avais décelé son talent et voulais lui proposer de se joindre à nous... Bon depuis, il a fait vedette, moi moins ! » (rire). Pourtant, quand on leur demande comment leur amitié a résisté au succès grandissant de Bénabar, Eric s’exclame « Ah moi, je suis fier d’être son pote ! Je l’ai vu passer des petites salles aux Zéniths ! Et il est toujours resté le même ». « Il faut dire aussi que j’ai pas mal tourné avant de connaître un succès retentissant, souligne Bénabar. J’avais déjà la trentaine quand il m’est tombé dessus. A 20 ans, ça doit être moins facile à gérer. Mais il faut tout de même faire attention : par exemple, quand j’ai mal à la gorge, cela se ressent sur le travail de 50 personnes... Mais ce n’est pas pour autant que mon mal de gorge est plus important que celui de Monsieur tout le monde ! » Quant à la gestion d’une carrière, Bénabar confie : « j’ai une peur permanente de décevoir, de ne pas être à la hauteur. Mais quand j’écris un album, j’essaie de ne pas trop y penser et je m’entoure de personnes de confiance ». Entre Eric et Bruno, l’échange est donc permanent : « je fais relire mes chansons à Eric ; lui, me fait relire les siennes ». Bénarbar a même décidé de produire la prochaine tournée d’Eric, « uniquement parce que c’est mon ami ».
Hommes de scène
Sur scène, les deux hommes explosent ! Eric Toulis a entraîné dans son univers les 2 500 personnes présentes. « J’adore être sur scène : c’est là que je me rends compte que le public apprécie mes textes et qu’il en redemande ! » Même constat pour Bénabar :« C’est la scène qui m’a poussé à composer. Parfois, on a le tract, on se sent mal, mais quand on aime ça, on ne peut plus s’en passer ! C’est un véritable virus. » Ecrire est d’ailleurs vital pour Bénabar. « J’essaie toujours de me renouveler. Je me lance des dé-fis pour ne pas tomber dans le déjà vu. Sur mon dernier album, j’ai composé à la guitare plutôt qu’au piano, cela m’a permis d’aborder mes textes d’une manière différente. » Des textes souvent autobiographiques où Bénarbar relate son quotidien, sa quaran-taine, l’enfance, etc. « L’inspiration ne vient pas comme ça. Elle peut être déclenchée par un mot, une fringue, un instant... Après une certaine gymnastique, il en sort parfois quelque chose d’exploitable ! » Alors, quand on lui demande s’il souhaite écrire pour les autres, il explique : « Ce n’est pas un exercice facile, car il faut se mettre à la place de l’autre tout en gardant son propre ressenti. Un jour Juliette Greco m’a demandé une chanson. Quand je la lui ai donnée, elle m’a dit : je ne veux pas une chanson de moi, j’en veux une de toi. J’ai alors réalisé que j’avais fait un faux Gainsbourg tout pourri ! Puis soyons honnête, quand on écrit une bonne chanson, on n’a pas envie de la donner au copain » (rire).Il est déjà 19 h, l’heure de goûter les pro-duits locaux avant d’enfiler ses habi-tuels tee-shirt bleu, cravate bleu et baskets bleues, histoire« de rentrer dans le person-nage ». Pendant plus de 2 heures et avec 3 rappels, Bénabar a fait virevolter le Prisme. Son énergie débordante a conquis le public dès les premières mesures. Accompagné de 9 musiciens, l’artiste a tout donné. Simple, généreux... et décidémment très fréquentable.
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